© Tous droits réservés - Association Régionale des Parcs et Jardins des Hauts-de-France - Mentions légales - Contact

Mission cueillette :

Aussi, lors d’une sortie dans la nature ou d’une randonnée, prévoyez d’emporter couteau, ciseaux et petits paniers… Dame Nature, ô combien méticuleuse, s’est appliquée à tout bien préparer. Économiques, écologiques, gorgées de vitamines, de chlorophylle et de vertus médicinales (à condition de ne pas se tromper de sujet et de suivre les recommandations de personnes expérimentées), les plantes sauvages, peuvent, en effet, avoir une incroyable action détox sur notre santé. Entrons dans le vif du sujet…

Salade de pissenlit et graines torréfiées

Dans le pissenlit, tout est bon : ses racines en hiver, que l’on peut également déguster façon salsifis (surnommées chicorée, elles sont une incroyable alternative locale au café !), ses fleurs qui permettent de confectionner une délicieuse gelée baptisée « cramaillotte », spécialité de la Franche-Comté, ses feuilles, hautement régénératrices, riches en vitamine A et PP, en calcium, en fer, en sodium, en potassium… une vrai panacée !

Pour une belle salade :

Un beau bouquet de feuilles de pissenlit encore bien fraîches, 10 g de vinaigre de pomme, 30 g d'huile de noix,

20 g de graines de sarrasin, 10 g de graines de tournesol, Du poivre, Un soupçon de fleur de sel.

Lavez les feuilles de cette salade sauvage à plusieurs reprises dans une eau vinaigrée ou bicarbonatée (suspicion de présence de gastéropodes oblige !). Essorez le plus délicatement du monde vos feuilles dentelées, fraîchement nettoyées. Mélangez dans un bol le vinaigre de pomme, l’huile de noix, les graines de sarrasin et de tournesol, toutes légèrement torréfiées, du poivre et un soupçon de fleur de sel. Goûtez et rectifiez le tir de l’assaisonnement si nécessaire. Déversez généreusement la sauce élaborée sur le fruit de votre glanage.

Il est conseillé de ne pas utiliser le pissenlit en cure continue tout au long de l’année, mais plutôt, comme suggéré ici, d’en effectuer une de quelques jours, lors des changements de saison. En cas de grossesse, d’allaitement, d’allergie aux astéracées, de maladie cardiaque ou rénale, ce genre de cure n’est pas à envisager.

Pesto de jeunes pousses de plantain

On en trouve du petit, du grand et même du moyen, parlons peu, parlons plantain… On croise cette plante médicinale merveilleuse au détour de nos pelouses, prairies, talus et même en bord de mer. Toutefois, si toutes ses variétés sont comestibles, ce sont ces jeunes feuilles croquantes qui sont les plus plébiscitées ! Extrêmement riche en vitamines et en minéraux, anti-inflammatoire, diurétique, expectorant, dépuratif et même anti-bactérien, le plantain a tout de l’ami qui vous veut du bien !

Pour un bon pesto : 200 g de plantain finement haché, 50 g de cerneaux de noix, Le jus d'un citron, 3 gousses d'ail écrasées, 30 g de parmesan, 6 c. à soupe d'huile d'olive.

Pensez à bien nettoyer vos feuilles car souvent en contact avec le sol, elles se recouvrent facilement de poussière.

Faites légèrement torréfier les cerneaux de noix avant de les concasser à l’aide d’un mortier. Ajoutez le jus d’un citron ainsi que les gousses d’ail écrasées. Ajoutez enfin le plantain finement haché, le parmesan et l’huile d’olive. Servez sur une bonne tranche de pain au levain, toastée, ou en accompagnement d’un poisson blanc.

Notez que par prudence, on déconseillera le plantain aux femmes enceintes, car il pourrait avoir un effet stimulant sur l’utérus. Précisons également qu’à haute dose, le plantain peut provoquer des diarrhées.

Infusion printanière aux primevères

Recommandées contre le rhume, la toux, les insomnies, les allergies, la migraine, les crises d’angoisse et les tracas urinaires, les fleurs de primevère ont, elles aussi, tout pour plaire !

 

Veillez néanmoins à choisir avec forte méticulosité le fossé ou la prairie où vous cueillerez vos protégées. Cassez les tiges avec précaution afin de ne pas faire venir les racines et laisser les spécimens intactes après votre passage.

Ne conservez que les fleurs (mettez les tiges au compost). Si vous ne les consommez pas tout de suite, faites-les sécher. Étalez les fleurs sur un linge propre et à l’abri de la lumière (sans les avoir préalablement lavées au risque de les voir faner). Dès que vos fleurs sont sèches, disposez-les dans un bocal en verre, daté et étiqueté.

Régulièrement, offrez-vous une infusion de fleurs (sèches ou fraîches).

 

En revanche n’oubliez pas de bien mâcher, de vous hydrater, de marcher et d’en profiter pour prendre l’air et capter les premiers rayons de soleil du printemps. On se sent mieux, non ?

Makis de fromage à l’ail des ours

Herbe riche en vitamine C et en soufre ayant une action sur le foie. Attention à ne pas la confondre avec le muguet qui est toxique. La feuille d’ail des ours dégage une odeur d’ail (quand on la coupe).

Pour de bons makis : quelques feuilles d'ail des ours, fromage frais chèvre ou brebis ou vache, curcuma en poudre, graines de pavot.

Les feuilles doivent être récoltées juste avant la floraison, car elles jaunissent très vite.

Bien laver les feuilles d’ail des ours sauvages puis les sécher dans un tissu.

Pour le fromage, détailler des morceaux pour les rouler en boules et les envelopper d’une feuille voire une demi-feuille d’ail des ours. Si votre feuille ne tient pas on peut utiliser la tige du persil ou un cure-dents pour maintenir l’ensemble.

A votre convenance trempez une face de vos makis dans du curcuma pour donner une couleur orangée et l’autre côté dans du pavot pour apporter un peu de croquant.

La consommation d'ail des ours est contre-indiquée en cas d'irritation gastrique, d'irritation intestinale ou urinaire. Il ne doit pas être utilisé par des personnes ayant des maladies de peau. L'ail des ours est déconseillé aux personnes sujettes à une inflammation des voies respiratoires. Les femmes enceintes et celles qui allaitent ne doivent pas consommer d'ail des ours et il doit être utilisé avec prudence chez les enfants.

Précautions de broutage :

L’utilisation des plantes sauvages n’est pas à prendre à la légère. Respectez bien les doses indiquées et, au moindre doute, consultez un pharmacien ou un medecin ou passez votre chemin.